JOUR 3 : SECRET STATE par le daily mars

La spécialité traditionnelle britannique, le thriller politique, est bien présente au Festival Séries Mania, avec la série de Channel 4 Secret State. Adapté d’un roman de 1982 écrit par Chris Mullin, A Very British Coup, qui avait été déjà adapté en 1988.

La série, côté histoire

Le pays est touché par un accident dramatique quand un dépôt pétrolier explose et fait 19 morts. Le premier ministre est aux États Unis en pleine discussion avec la compagnie qui possède le dépot pétrolier, PetroFex. À son retour au pays, son avion s’écrase. Le Vice-Premier Ministre, Tom Dawkins, est obligé de prendre les rênes du pays.

La série, côté coulisses

Au-delà d’un casting bien fourni, on retrouve en tête de gondole une star internationale, Gabriel Byrne. La série est écrite par Robert Jones et réalisée par Ed Fraiman. C’est un 4×42′.

Les cinq choses que l’on a retenues après la projection

1. Les séries Channel 4 se suivent mais ne se ressemblent pas. Du tout. Après The Fear qui nous avait déçu au niveau de la réalisation et des moyens mis en oeuvre, Secret State remonte clairement le niveau. C’est une production très propre, réussie visuellement (caméra posée, plans larges, travail de composition), mais sans esbroufe. Et pour ne rien gâcher, le casting est très homogène.

2. La progression du personnage de Tom Dawkins est très intéressante. Quand on démarre la série, l’histoire utilise le fort potentiel « Droopy » de Gabriel Byrne. Ancien militaire coincé dans un rôle de subalterne, Dawkins semble ne plus rien attendre de sa vie politique. Loin des intrigues et des guerres de pouvoir, il laisse les autres s’entretuer, passif. Quand on lui donne les clés, il prend de la confiance, et remonte la pente. Plus la série avance, plus son charisme s’affiche, toujours doux et calme, mais de plus en plus ferme, sûr de lui, malgré la tempête. Un beau personnage.

3. C’est très dense. Compliqué de juger comment la série va évoluer, si elle va s’avérer payante au final, tant grand nombre d’évènements arrivent, sans que les liens soient tous clairs dès le départ. A voir sur le long terme.

4. La vie politique est dépeinte de façon savoureuse. On appréciera les intrigues, les guerres de pouvoirs qui ramènent tout à l’égo des concernés. On prend aussi du plaisir à voir des éléments typiquement britanniques, exposés sans jamais larguer le téléspectateur.

5. Le dernier point qui ne sert à rien : elle a un deal avec Séries Mania, Gina McKee ? Oui, je sais, c’est polémique, un vrai pavé dans la mare, mais en deux séries britanniques visionnées par mes soins, elle y est deux fois. Certes, elle y est plus agréable dans celle-ci, mais quand même. J’accuse !
Dominique Montay
http://www.dailymars.net/

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